Quelques repères

Si vous êtes décidés à créer une AMAP, n’oubliez pas :
Plus il y a d’inconnues (connaissance de la terre, formation et expérience de l’agriculteur, expérience des AMAP), plus le projet devra commencer petit.

Il n’y a pas de nombre minimal de consommateurs pour démarrer une AMAP.

Ce nombre dépendra en fait du producteur : à partir de combien de personnes estime-t-il rentable de se déplacer ?
En général, les AMAP démarrent avec 25 personnes, mais certaines ont commencé avec 6 !
Beaucoup de personnes attendent de voir si cela fonctionne avant de s’engager : attendez-vous à prendre des inscription en cours de route !


Pour la viande, les gens s’engagent en général pour un an sur une quantité globale minimum. L’AMAP se construit peu à peu.

Il est donc nécessaire de bien réfléchir à cela avec le ou les producteurs.

Suivant le type de viande vendue, le nombre de consommateurs nécessaire peut varier :

il est assez facile de distribuer dans une AMAP même peu nombreuse encore, un porc ou un veau (10-12 caissettes de 6 kg) ou un agneau (4 caissettes), par contre les bœufs font 30 à 40 caissettes de 6 kg.



Producteurs et consommateurs

Il est préférable de commencer par recruter les consommateurs afin qu’ils commencent à s’investir dès le départ du projet. L’AMAP Champagne-Ardenne Les AMAP ayant démarré à partir d’un producteur connaissent en général des difficultés pour ensuite faire prendre des responsabilités aux consommateurs.
Un groupe de 4-5 consommateurs est suffisant pour étudier et mettre en place le projet.
Vous recruterez plus de consommateurs quand votre projet sera plus avancé. Mais n’oubliez pas d’en parler dès le départ autour de vous et de collecter des noms de personnes susceptibles d’être intéressées.

Où et comment trouver les consommateurs ?


Contactez Alliance pour que nous vous recensions sur le site internet.

Parlez-en à vos amis et famille proches, collègues de travail, partenaires d’activités extérieures… faites marcher le bouche à oreille. Contactez les associations : environnement (comme FNE , membre d’Alliance, Amis de la Terre ), santé, éducation, groupes ATTAC (ouATTAC), groupes Colibri , SEL, groupes communautaires (associations de résidents…)… Beaucoup d’associations ont des listes de diffusion sur Internet, demandez leur de diffuser vos plaquettes de présentation. Plusieurs associations de consommateurs sont adhérentes à Alliance, n’hésitez pas à les contacter : CNAFALUFCSUNAFCSF , ALLDC. Adressez-vous également aux services municipaux de votre ville pour prendre d’autres contacts locaux. Mettez des affiches chez les professionnels de la santé, de l’éducation, les librairies, les cinémas…

Participez à des salons, expositions en prenant avec vous des plaquettes de présentation (rectoverso) et des affiches (123). Pour cela, renseignez vous auprès de votre mairie, de la presse locale, pour connaître ces évènements.

Organisez une réunion de présentation. Contactez les médias locaux. Vous trouverez leurs coordonnées en cherchant sur internet « radio ou presse ou chaîne local + nom de votre département ou région ».

Mettez en avant les raisons et avantages de la participation à une AMAP.


Organiser une réunion

Préparer la réunion

Prenez bien connaissance des informations contenues sur ce site.
Si possible, rendez visite à une AMAP qui fonctionne déjà.
Demandez la présence d’un participant à une AMAP ou à d’un animateur d’Alliance pour vous aider.
Servez-vous des documents sur le site comme support de présentation : plaquettes (rectoverso) et des affiches (123).

Pensez à préparer des gâteaux bio faits-maison, ou à acheter quelques boissons (non alcoolisées) et des biscuits pour la discussion qui suivra la réunion : appliquer dès le départ la notion de partage et de convivialité.
Demandez à un ami de prendre des notes (surtout les questions du public) afin de rédiger ensuite un compte-rendu.
Prévoyez des plaquettes (rectoverso) à distribuer aux gens qui le souhaitent.
Prévoyez une feuille pour prendre les coordonnées des gens intéressés : nom prénom, email (la manière la plus simple, rapide, et moins coûteuse de faire circuler les informations) ou téléphone, ville ou quartier de résidence.

Annoncez la réunion de préférence au moins 2 semaines à l’avance, en faisant une relance 3-4 jours avant.

Une cassette vidéo sur les AMAP est disponible sur commande auprès de la chaîne câblée Demain ! Contactez Olivier au 01.44.25.72.17 ou en écrivant à Demain ! 1 rue Patry, 92.220 Bagneux

Ci-dessous quelques points importants pour que les réunions se passent au mieux :

  • annoncez des objectifs clairs et réalistes pour chaque réunion ;
  • demandez aux gens dans quelle sorte de groupe ils aimeraient travailler et quelles règles de fonctionnement ils veulent ;
  • ayez des méthodes pour prendre des décisions et résoudre des conflits ;reconnaissez les points d’accords et ceux de divergences ;
  • donnez à chacun une chance de s’exprimer sur un sujet, au besoin répartir les gens en petits groupes ;prenez une position neutre ;
  • travaillez en tenant compte des forces et faiblesses de chacun, et des différents objectifs ;- considérez ce que les gens ont besoin de savoir pour prendre de bonnes décisions ;
  • soyez ouvert sur les questions d’argent ;

en bref, rien ne peut remplacer une bonne capacité d’écoute.

Trouver une salle


Connaissez-vous quelqu’un qui pourrait mettre à votre disposition un lieu de réunion ?

Adressez-vous à vos services municipaux (maisons de quartier…) pour connaître la disponibilité des locaux associatifs. Faites vous prêter un local par une association.

De préférence, trouvez une salle facilement accessible et disponible en soirée la semaine.


Le déroulement d’une réunion


Annoncer les objectifs de la réunion et son déroulement prévisionnel (ayez un ordre d’idée sur la durée de chaque partie pour éviter les débordements).

Présentez vous, vos motivations par rapport au projet AMAP

Présentez les AMAP (contenu du site internet)

Répondre aux questions posées

Finir en rappelant aux gens de laisser leurs coordonnées, de faire fonctionner le bouche à oreille, éventuellement annoncer la date de la prochaine réunion, et enfin les inviter à prendre l’apéro


Gardez le contact


Contactez régulièrement les consommateurs intéressés (pensez au courriel ; c’est facile, rapide, et peu onéreux).

Informez-les sur la constitution du groupe, la recherche du producteur, où en sont-ils de leur côté…

Vous pouvez éventuellement dès à présent entamer la construction d’un site internet sur lequel seront disponibles les comptes rendus des réunions.


Comment trouver le producteur ?

Quel profil rechercher

Choisissez le producteur selon :

  • son expérience agricole (et ses compétences en agriculture biologique ou bio-dynamique) ;
  • vos attentes en terme de produits (diversité, label ou sans) ;
  • la localisation de la ferme par rapport au point de distribution : temps de trajet et pénibilité (le plus court et simple possible). Utilisez pour cela un outil comme mappy ;
  • le contact humain que vous aurez eu avec lui (est-il prêt à ouvrir sa ferme, expliquer son travail ?…) ;
  • l’adhésion du producteur aux principes des AMAP (voir la charte)

A l’heure actuelle, Alliance n’a pas encore établi des critères précis pour évaluer la faisabilité d’une AMAP avec une ferme donnée.

Un groupe de producteurs travaille sur ce sujet depuis l’été 2003. Des premiers résultats sont attendus pour l’année prochaine.


Où le chercher

Contactez Alliance pour savoir s’il n’y a pas des producteurs qui se sont manifestés spontanément.
Si aucun producteur n’est enregistré, vous pouvez faire passer une annonce auprès du groupement des agriculteurs bio (sélectionnez la rubrique « conseil, développement dans le menu déroulant), de la confédération paysanne (rubrique « adresses »), et du CIVAM de la région ou du département.
Le mieux est encore de vous rendre directement sur les marchés ou chez les producteurs effectuant de la vente directe à la ferme (renseignez vous auprès des organismes précédemment cités et auprès de votre office de tourisme pour les connaître), et discuter avec eux.
N’oubliez pas d’emmener une plaquette (rectoverso) avec vous !
Si vous envisagez l’installation d’un agriculteur, adressez-vous à l’ADASEA

Comment trouver la terre ?

Quelle surface de terre ?

Il est en fait assez difficile de donner ici des règles générales tant les situations peuvent être différentes en fonction du terroir, du savoir-faire du producteur, et de la manière dont il va cultiver la terre (plein champs, serre, intensif, main d’œuvre disponible…).
Dans les écrits disponibles sur les CSA, on peut ainsi trouver ainsi des estimations qui donnent une marge assez large :
1 ha peut convenir pour la consommation en légumes de 37 à 100 familles (guide d’Equiterre, p.18).
Si vous recherchez des terres, regardez dans les journaux agricoles et contactez la SAFER (rubrique « propriétés ») de votre région afin de connaître les terres disponibles.

Acheter ou louer ?

Acheter permet d’avoir une sécurité à long terme.
Il faut alors adjoindre au projet AMAP, un projet de GFA.
Adressez vous plutôt à des organismes financiers éthiques qui seront plus attentifs envers les projets à plus-value sociale ou environnementale.
Pour de nouveaux agriculteurs, la location de terres auprès d’un autre agriculteur peut se révéler intéressante car elle permet de bénéficier de l’expérience du propriétaire, éventuellement de son outillage.
En échange, l’AMAP peut lui permettre de vendre ses produits aux membres.

Se mettre d’accord sur le panier

Quels produits peut fournir le producteur ?

Une AMAP peut en principe fournir tout ce qui se produit sur une ferme : légumes, œufs, lait, viande, bois de chauffe…
Mais les terres disponibles et les compétences du fermier détermineront ce qui sera produit réellement.
Considérez avec attention votre échelle, et où vous désirez en être en terme de production dans 5 ans.
Quelles sont vos priorités : production maximale ou impacts environnementaux minimums ?

Afin de permettre un régime alimentaire équilibré, le panier devra être si possible composé d’entre 6 et 15 produits différents.
Parmi ceux-ci, on trouvera en majorité des produits de base appréciés de (presque) tous, accompagnés de quelques produits moins connus.
La diversité et la qualité des produits sont plus importantes que la quantité, même si les consommateurs doivent avoir le sentiment d’en avoir eu pour leur argent.
Il est important que les consommateurs comprennent la saisonnalité des produits :
réalisez un tableau indiquant à quelles périodes ils pourront s’attendre à trouver tels produits lors de la distribution.
Précisez également que les paniers de légumes seront certainement plus fournis en pleine saison de production qu’en début et en fin

Exemple de tableau de disponibilité pour les légumes en région IdF (cliquez sur l’image pour voir le tableau en taille réelle; source :GAB IdF)

Pour les AMAP viandes, il est nécessaire de donner au consommateur un échéancier des animaux disponibles, d’indiquer les races et les particularités (veau 4 mois, veau 10 mois, bœuf châtré, vache…) afin que les consommateurs puissent anticiper leur consommation , choisir, et apprendre à apprécier ces différentes viandes.


Les habitudes alimentaires

Il est intéressant pour le producteur d’avoir à titre indicatif des renseignements sur la consommation habituelle des membres de l’AMAP. Faites donc remplir un questionnaire aux consommateurs.
Ex. pour des légumes : Combien de personnes comptez-vous nourrir avec le panier ? (permettra de fixer la taille des parts de récolte). En moyenne, combien dépensez-vous par semaine en légumes ? (donnera une idée de ce que les consommateurs sont prêts à payer). Combien de légumes différents consommez-vous par semaine ? (aidera à établir la composition approximative des paniers). Quand ils sont de saisons, quels légumes consommez-vous chaque semaine ? (indique quels sont les produits qui devront constituer la base du panier). Quels légumes n’aimez-vous vraiment pas ? (produits complémentaires). Y’a-t-il des variétés particulières que vous nous recommanderiez ? (produits complémentaires)
Pour des viandes vous pouvez demander aux consommateurs si, dans l’année, ils aimeraient des merguez d’agneau, que le paysan garde un ou des agneaux plus longtemps pour avoir du mouton, de la saucisse fraîche, si quelques uns veulent se regrouper pour faire un porc en charcuterie….

Etablir un plan de culture

La difficile tache du fermier en AMAP est de produire une quantité constante et une large gamme de fruits et légumes. Il faut être conscient que la première saison sera un essai : il y aura peut-être trop d’un produit et pas assez de l’autre. Ceci s’améliorera avec l’expérience. Les producteurs en AMAP estiment que la période d’adaptation dure entre 6 et 24 mois selon le contexte (expérience du fermier, demande des consommateurs). A partir des réponses des consommateurs et l’expérience du producteur, vous pourrez établir la composition approximative du panier pour chaque semaine. Les quantités et périodes de semis seront déduites à partir de cette estimation. Compenser les pertes éventuelles en augmentant les quantités de 30 à 50 %, et garder un ou deux marchés pour écouler les surplus. Garder un marché permet d’avoir un « tampon » pour réguler le contenu du panier AMAP. Quelques repères pour l’organisation de la production : une étude sur plusieurs fermes en CSA a révélé que la récolte et les opérations post-récoltes représentent une large proportion du temps de travail (pour 2 fermes étudiées, cela représentait 1/3 du temps). Le travail d’un fermier ou d’un saisonnier pouvait permettre la réalisation de 20 à 40 parts. Le conseil que nous pouvons vous donner est d’aller rendre visite à des producteurs fonctionnant déjà en AMAP : vous trouverez leurs coordonnées sur ce site.

Coopérer avec d’autres fermes

Pour offrir aux consommateurs une large variété de produits, vous pouvez partager les moyens de productions avec d’autres fermes, à condition qu’elles soient en accord avec les principes de l’AMAP et qu’il n’y ait pas de revente.
Attention cependant à garder une organisation simple et transparente :
un abonnement par producteur et par type de production.

Etendre la saison

Périodes de plantation étalées, utilisation de différentes variétés, cultures sous abris et stockage sont autant de manière d’étendre la saison de récolte.
La Soil Association a édité un guide technique pour organiser une production diversifiée tout au long de l’année.

Avec l’expérience, vous améliorerez cela.

Aides au travail

Les membres de l’AMAP sont vivement encouragés à participer aux travaux de la ferme, que ce soit de manière totalement bénévole ou en les faisant bénéficier d’une réduction sur leurs parts de récolte.
Ne pas compter sur l’aide des membres pour les opérations cruciales, envisagez leur participation comme un bonus.
Prévoir des jours de travail et des taches à effectuer.

Vous pouvez également faire appel à des travailleurs volontaires (ex. WWOOF), à des stagiaires d’établissement d’enseignement agricole, ou à un SEL.

Se mettre d’accord sur le prix de l’abonnement

Une qualité à un prix abordable

Des études américaines ont montré que les consommateurs en CSA réalisaient des économies importantes grâce à ce système, tout en mangeant plus de fruits et légumes de meilleure qualité.
(Bauermeister Jim 1997, CSA – a first year’s experience, Washington Tilth, Autumn, p3, 12-15)
Les variétés sont en effet non plus choisies en fonction de leur tenue lors du transport et en rayon, mais de leurs qualités gustatives et nutritionnelles .
Attention cependant à ne pas sous-estimer le prix : c’est la cause la plus fréquente d’échec des CSA aux États-Unis . (Daniel A Lass et al., CSA : research and education for enhanced viability and potentiel in the northeast, Northeast SARE Project LNE 95-63)
Les revenus dégagés par les producteurs sont donc faibles mais moins que dans les autres branches de l’agriculture .
Des études anglaises ont notamment montré que si les CSA assuraient une viabilité économique à court terme (remboursement des frais de production), elles ne tenaient souvent pas compte des dépréciations du capital sur le long terme.

Etablir un prix de base


Si le producteur fournit exclusivement ses produits pour une AMAP, alors le calcul de l’abonnement se fait de la manière suivante :

charges fixes de l’exploitation + coût des productions (dépendant de ce que veulent consommer les consommateurs, inclut la rémunération horaire du paysan), le tout divisé par le nombre de consommateurs.


Mais la plupart du temps, le producteur possède plusieurs débouchés.
Fixer un prix d’abonnement relève alors d’une estimation faite par le producteur en se basant sur les prix pratiqués sur les marchés locaux et en y opérant parfois une réduction.
Attention cependant à ne pas fixer des prix trop faibles : « le fait d’utiliser les prix du marché plutôt que les prix dérivés des vrais coûts de production rend impossible la tache de faire connaître aux consommateurs les vrais besoins d’un fermier ».
(Lamb Gary, 1996, CSA : can it become the basis for a new associative economy ? in Gilman Steve (ed.) 1996 CSA farm network, Stillwater, NY)
Souvenez-vous que beaucoup de paysans sont dans une situation difficile au point que certains vendent au dessous du prix permettant le maintien de leur exploitation sur le long terme.

N’hésitez pas à comparer régulièrement le prix de votre « panier » avec celui que vous auriez payé ailleurs afin de dresser un bilan à chaque fin de saison.
Pour exemple, un producteur bio de Provence, commercialisant à la fois en AMAP et sur marché, calcule chaque semaine pour comparaison le prix qu’auraient payé les consommateurs AMAP s’ils avaient acheté le même panier au marché ; il annonce ainsi une économie de 10-12% en hiver, 15-25% en été.

Contactez également les autres AMAP afin de connaître les prix qu’elles pratiquent.
À titre d’exemple, le prix d’un panier de légumes, rapporté à la semaine et pour convenir à une famille de 2 adultes 1 enfant, peut varier entre 15 et 25 € suivant son contenu.
Autre exemple : pour 1 personne, un panier de 2,5-3 kg (9 repas dans la semaine) peut se situer vers les 10 €.

N’oubliez pas d’inclure dans le prix de base une participation minimum des consommateurs aux travaux de la ferme (ex. une journée au choix sur les 6 mois).
Il est en effet important que les consommateurs puissent avoir au moins une fois un aperçu de ce que représente le travail à la ferme
(plusieurs producteurs en AMAP se plaignent que leurs consommateurs ne se rendent pas compte du travail à fournir, d’où des points de mésententes).

Le cas particulier de la viande

Les animaux ayant des poids variables, le paysan, pour chaque bête, donne un nombre prévu de caissettes.
Les caissettes ont un poids normalisé (par ex. 6 kg pour le bœuf, veau, porc, 4 kg pour l’agneau, 5 kg pour le mouton.). Elles sont homogènes composées de morceaux variés (à bouillir, sauter, griller).
Vous déterminez alors un prix au kilo et un poids normalisé des caissettes de produits livrés.
Les consommateurs choisissent et paient leurs caissettes en début de saison par chèques libellés à l’ordre du producteur. Un minimum (4 ou 6 caissettes l’an par exemple) est recommandé. Des commandes sont possibles ensuite selon disponibilités.
L’AMAP tient le producteur informé de la vente de ses bêtes.
Les chèques sont envoyés par l’AMAP au paysan un mois avant la date de livraison ce qui permet aux consommateurs d’échelonner leurs dépenses tout en garantissant au producteur le paiement de ses produits avant l’abattage.
Si plusieurs producteurs (pour avoir une variété suffisante de viandes par exemple) participent à l’AMAP, il est indispensable qu’ils se connaissent bien, et que le cas échéant ils soient disposés à s’entraider, à pallier à d’éventuelles défaillances des uns ou des autres, à s’organiser pour livrer ensemble etc..

Les différentes modalités de paiement


Une des idées fortes de l’AMAP est de permettre à un producteur de disposer à l’avance de l’argent qui lui sera nécessaire pour acheter ses intrants (semences…), lui évitant ainsi d’avoir à s’endetter auprès d’une banque.

Cependant, tous les consommateurs ne peuvent pas payer en une fois la totalité de l’abonnement pour la saison (à titre d’exemple, pour 22 semaines de distribution, l’abonnement peut valoir entre 260 et 550 € suivant les produits et les quantités demandés).


Lors de l’inscription des consommateurs, proposez donc plusieurs possibilités :

  • règlement en une fois ;
  • 2 fois (½ le premier mois, ½ le second) ;
  • 3 fois (½ le premier mois, ¼ le second, ¼ le troisième) ;
  • ou en 6 fois (1/6 chaque mois) ;

Quelque soit la modalité de paiement choisie, tous les chèques seront remis au trésorier du groupe lors de l’inscription afin de garantir un revenu au producteur.Certains producteurs en AMAP voient le paiement à l’avance à double tranchant :
il faut savoir gérer l’argent des consommateurs sur les 6 mois, et ne pas se retrouver dans le besoin avant la fin de la saison. Attention donc à la répartition des dépenses.

Si vous fonctionnez en collectif informel, les chèques seront libellés directement à l’ordre du producteur.
Si vous avez créé une association loi 1901 et ouvert un compte à la banque, les chèques peuvent être à l’ordre de l’association, mais cela n’est pas obligatoire.
Par exemple, l’AMAP de la Lèze possède des statuts légaux 1901, mais laisse les chèques à l’ordre du producteur :

  • la viande n’appartient jamais à l’AMAP (évite les problèmes d’assurance, de responsabilité sanitaire…) ;
  • l’AMAP n’a rien à déclarer aux impôts ;
  • l’AMAP insiste sur le fait qu’elle ne gagne rien au passage, et que tout l’argent revient au paysan.

Une qualité accessible à tous

Une autre idée forte de l’AMAP est de permettre à tous d’avoir accès à une alimentation de qualité, quelque soit son revenu.
Dans cette optique, vous aurez à développer différentes possibilités de réduction du prix de l’abonnement.
Voici ci-dessous quelques idées pour vous aiguiller, à discuter entre le paysan et les consommateurs :

  • comptez au départ dans le calcul du prix un abonnement gratuit ou presque ;
  • proposez aux consommateurs une réduction en échange de journées de travail à la ferme. Ceci peut se faire sur engagement au moment de l’inscription (réduction appliquée pour cette saison), ou suivant les possibilités durant la saison (réduction appliquée alors pour l’abonnement de la saison suivante) ;
  • établissez une échelle de prix de la part suivant les possibilités financières des membres ;
  • créer un fond de soutien.

Partage des risques et bénéfices

Imaginez que des mauvaises conditions climatiques occasionnent p.ex. une perte à la production de 1000 €. Vous semble-t-il plus juste que le producteur endosse seul cette perte, ou qu’elle soit répartie entre le nombre total de consommateurs (p.ex. pour 50 consommateurs, 1000/50 = 20 € par personne) ?
Avec l’AMAP, la production est payée à l’avance. Si un problème indépendant de la volonté du producteur survient en cours de route, les consommateurs devront en accepter les conséquences (contenu de leur panier amoindri…).
Si la responsabilité du producteur peut être mise en cause, les consommateurs conviendront alors avec lui d’un moyen de remédier au problème (nouveaux semis, achat de produit chez un agriculteur voisin, report sur le prochain abonnement…).
Et au contraire, si la production se trouve être abondante, alors les consommateurs repartiront avec des paniers débordants.
Afin d’éviter les malentendus, mentionnez sur le contrat d’abonnement une phrase telle que « je comprends qu’en devenant partenaire, j’accepte les risques et bénéfices… signature et date »

Limiter les risques

La bio-diversité des espèces et des variétés permet non seulement d’étendre la saison et de proposer un régime alimentaire varié, mais aussi de limiter les risques climatiques et sanitaires : si une culture connaît un problème, les autres pourront combler cette déficience.
L’utilisation de variétés résistantes ou adaptées au terroir augmente également les probabilités d’obtenir une récolte satisfaisante.
Compensez les pertes éventuelles en augmentant les quantités prévues de 30 à 50 % lors du semis, et gardez un ou deux marchés pour écouler les surplus. Commencez avec peu de membres et un plan de culture simple, puis augmentez au fur et à mesure de l’expérience.
Vous pouvez décider d’inclure dans l’abonnement une cotisation pour un fond de soutien mobilisable en cas de problème (il pourra aussi éventuellement servir pour permettre à des consommateurs à faible revenu de participer à l’AMAP).

Se mettre d’accord sur l’organisation des consommateurs

Les roles du Comité

Avez-vous besoin d’un comité ?

Pour que l’AMAP fonctionne correctement, il est indispensable qu’elle ait un comité. Sans comité, l’AMAP risque d’être entièrement à la charge du producteur, et ce dernier ne pourra pas tenir longtemps ainsi !

Les membres du comité sont des consommateurs vraiment motivés par la démarche et pouvant donner bénévolement un peu de leur temps à l’AMAP.
Le comité comporte en général un coordinateur, un trésorier, un responsable communication, un responsable bénévolat, et un responsable animation. Ces rôles sont de préférence tenus par des personnes différentes, et peuvent être scindés en autant de fois que nécessaire pour éviter une surcharge de travail aux bénévoles.
Il est important de bien expliquer les responsabilités et pouvoir de chacun.

Le comité est formé avant le lancement de la saison d’abonnement, et est renouvelable à chaque fin de saison.
Prenez garde : si vous ne recrutez pas activement un comité, vous deviendrez vous-même ce comité !

Le trésorier

Il est chargé de collecter les chèques des partenaires, de les remettre au fermier en gérant les différentes modalités de versement.
Il s’occupe également de la gestion financière de l’association si les consommateurs ont choisi d’en créer une.

Le responsable communication

Il rédige les comptes rendus des réunions, fait les mises à jour d’informations, et les diffuse. Il recueille les informations et les articles auprès des partenaires (notamment les recettes de cuisine) afin de publier un bulletin sur une base régulière.

Le coordinateur

Il convoque et anime les réunions, discute régulièrement avec les producteurs et les autres partenaires pour s’assurer que les objectifs de la ferme et du groupe sont atteints, utilise ces conversations pour établir l’ordre du jour des réunions.
Il est chargé du suivi du recrutement des nouveaux consommateurs (c’est l’affaire de tous), de la gestion de la liste d’attente, et supervise le renouvellement des engagements.

Le responsable distribution

Il s’assure de la présence, à chaque distribution et à tour de rôle, d’au moins un partenaire de l’AMAP chargé d’aider le producteur à disposer les denrées, afficher la composition du panier, accueillir les participants.
Pour cela, il demande aux consommateurs de s’inscrire pour au moins une distribution lors de la prise des abonnements, et les contacte 2 jours avant chacune d’elles pour s’assurer de leur présence.

Le responsable animation 

Il est chargé d’organiser les différentes manifestations qui auront lieu sur la ferme durant la saison : visite et pique-nique de début de saison, repas collectifs, activités pour les enfants… Il organise avec le producteur les travaux à la ferme : aide aux champs, entretien du paysage, rénovation d’un bâtiment, d’un pont…Renseignez-vous auprès des autres AMAP pour vous faire une idée des possibilités en termes d’animation. Vérifiez que les consommateurs sont assurés en cas d’incident sur la ferme. Au besoin, l’AMAP peut aussi assurer ses activités.

Etablir un lien entre le producteur et les consommateurs

Le pilier central de l’AMAP, et donc son principal facteur de réussite, est la relation qui va s’établir entre le producteur et les consommateurs. C’est ce qui va permettre à l’AMAP de résister en cas de coup dur (mauvaise année de production…).
Cette relation va se construire progressivement au fur et à mesure des distributions et des animations sur la ferme. A terme, les consommateurs doivent percevoir la ferme comme une seconde maison.La plupart des consommateurs vivent aujourd’hui déconnectés des réalités du monde agricole et des rythmes de la nature. Il y a là un important travail d’éducation à faire. Plus les consommateurs auront conscience de ces réalités, plus leur attachement à l’AMAP pourra grandir.

Sont présentés ci-dessous quelques moyens à mettre en œuvre pour favoriser l’établissement de ce lien.

La visite de la ferme au lancement de la saison
Démarrez la saison de production par un pique nique à la ferme (chacun amène pour les autres) durant lequel le producteur fera visiter son domaine et expliquera aux consommateurs ses méthodes de travail.
Il est important que chaque consommateur ait vu au moins une fois la ferme !

Le bulletin de liaison 
Remis à chaque distribution, ce bulletin peut être constitué d’une simple feuille recto-verso.Le producteur donne les nouvelles de la semaine : où en sont les cultures, quels travaux il a réalisés, les petits bonheurs et malheurs vécus… Il est très important que le producteur joue la carte de la transparence : c’est un élément indispensable pour que la confiance s’installe. Il ne faut pas cacher les moments difficiles : p.ex. si le producteur a eu un problème important sur les produits (maladies ou mauvais temps), il doit en faire part aux consommateurs. Sinon, ces derniers risquent de mal interpréter les choses et de se sentir lésés. Au contraire, s’ils sont informés, les consommateurs apporteront au producteur le soutien nécessaire.Indiquez aussi la composition du panier, la présentation des nouveaux produits (histoire, développement…) des recettes de cuisine réalisables avec ces produits. Annoncez les prochaines animations prévues. Et pourquoi pas : publiez des poèmes, des dessins…Vous pouvez parfois y adjoindre un supplément entrant plus en détail sur tel ou tel point : présentation plus poussée de la ferme et des productions, sujets d’actualité, guide du nouveau membre, enquête pour connaître l’avis des consommateurs, préparation de l’assemblée générale…Pour des exemples de bulletin, voir le site des Olivades (rubrique « les lettres du jardinier »).

Les animations sur la ferme 
Portes-ouvertes, festivals et célébrations
Il existe de nombreuses occasions d’organiser des animations : le début des saisons, le calendrier agricole, les fêtes religieuses et traditionnelles…
Répartissez les taches pour permettre une organisation efficace.


Ateliers

Les personnes participant aux AMAP désirent en général se réapproprier la chaîne de production : organisez des animations autour des méthodes de culture.

Proposez aux enfants des ateliers pédagogiques. Prévoyez aussi de quoi les occuper quand leurs parents aideront aux travaux de la ferme.

Sortez vos meilleures recettes, donnez des cours de stockage et de préparation de conserve. Faites une démonstration de cuisine sur le site de ramassage, pour encourager les membres à essayer des légumes plus étranges.


Travaux de conservation de la faune et flore
Prenez contact avec les associations de protection de la nature locales pour organiser avec elles des animations sur la ferme.

Visiteurs sur la ferme
Attention à bien informer les gens des risques potentiels présents sur une ferme (surtout pour les enfants) : machines et outils, animaux…
Il est utile de disposer d’un point de lavage, et que le personnel de la ferme connaissent les risques.

Si des installations permettent d’occuper les enfants lors des journées de travail à la ferme, cela encouragera les gens à venir.

Le site internet 
Pourquoi ? avoir un site internet permet de se faire de la publicité en continue pour intéresser de nouveaux consommateurs, et facilite le partage des informations sur l’AMAP.
Comment ? vous avez maintenant la possibilité de télécharger des logiciels de conception de site gratuits (ex. sur 01net.com, et de trouver des offres d’hébergement de site gratuites elles aussi (ex. recherchez sur google « hébergement gratuit site »).
Que mettre sur le site ? fonctionnement de l’AMAP, heure et lieu de distribution, produits proposés, personnes à contacter, présentation de la ferme partenaire (producteur, historique de la ferme, méthodes de travail…), comptes rendus des réunions, animations organisées, lien vers le site général des AMAP… Mettez s’y toutes les informations qui permettront à de nouveaux consommateurs d’avoir confiance dans votre démarche (certification bio…). N’oubliez pas de nous signaler votre site pour que nous le référencions.

Les aspects réglementaires

Former une structure légale ?

Avoir une structure légale n’est pas un pré-requis au lancement d’une AMAP.
Attention à ne pas se perdre au départ dans des discussions sur une organisation compliquée qui risquent plus de freiner le projet qu’autre chose. Créer officiellement une association de loi 1901 vous permettra par exemple :

  • d’avoir accès à des services municipaux (locaux, panneaux d’affichages, aides diverse) ;

de renforcer l’aspect « fonctionnement démocratique » de l’AMAP, définir les responsabilités légales, nommés les personnes ayant un pouvoir de décision ;

  • ouvrir un compte bancaire pour encaisser les cotisations et régler les frais divers de gestion de l’association (photocopies, téléphone, cotisation Alliance, assurance…) ;

Renseignez-vous auprès d’autres AMAP pour connaître leur organisation.

Des fiches pratiques sont disponibles sur Yeba.

Contactez également vos services municipaux qui sauront vous indiquer les démarches à suivre.


La réglementation en matière de vente directe de produits alimentaires

Les textes réglementaires concernés sont les suivants :

  • Directive 93/43 CEE du conseil relative à l’hygiène des denrées alimentaires, traduite en droit français par l’arrêté du 9 mai 1995 ;
  • Arrêté du 09 mai 95 réglementant l’hygiène des aliments remis directement au consommateur ;
  • Arrêté du 20 juillet 1998, fixant les conditions techniques et hygiéniques applicables au transport des aliments.
  • Voir les fiches techniques réalisées par le Centre National d’Action Qualité.

Certification biologique, pourquoi en demander une au paysan ?

C’est une obligation légale s’il désire commercialiser ses produits avec l’appellation « biologique », par exemple pour écouler les surplus sur un marché.
Il produira selon des règles et standards reconnus.
Il contribuera au développement et à la crédibilité de l’agriculture biologique.
Le cahier des charges bio permet d’avoir une référence pour des prises de décision concernant les méthodes de production.
Il pourra bénéficier d’un support technique. Mais si votre groupe connaît bien son fermier, vous pouvez choisir de ne pas demander de certification pour économiser le coût de cette dernière.

Lancement

Quand ?

En général, on distingue 2 saisons de production :

  • printemps / été d’avril à octobre ;
  • et automne hiver d’octobre à avril.

Si possible, démarrez votre AMAP au commencement d’une de ces saisons.

Déroulement

Accueil avec l’aide des bénévoles.
Distribution de la plaquette pour ceux qui n’en ont pas.
Présentation du producteur et du consommateur coordinateur, et leurs motivations réciproques par rapport à l’AMAP.
Annonce du déroulement de la journée.
Visite de la ferme, explication du producteur sur ses méthodes de travail.
Réponse aux questions.
Pique-nique.
Animations (bal…).
Signature des abonnements auprès du trésorier et coordinateur, après rappel des principes de fonctionnement et des engagements à tenir.

La distribution

Le lieu

Le lieu de distribution sera choisi en fonction de la localisation des consommateurs.
Si la majorité d’entre eux habite aux alentours de la ferme alors la distribution pourra se faire sur la ferme : cela demandera moins de travail au producteur, permettra de réapprovisionner les rayons au besoin, et donnera plus d’occasion aux consommateurs de s’investir sur la ferme.
Si la majorité des consommateurs se situe à plus de vingt minutes de trajet de la ferme, il faut alors envisager un point de distribution en ville pour 2 raisons : les consommateurs se lasseront vite de l’AMAP s’ils doivent effectuer un long trajet toutes les semaines, et à cela s’ajoute le coût écologique du à l’utilisation des voitures de chacun. La distribution peut se faire dans un local associatif, sur un marché couvert quand ce dernier n’a pas lieu, dans le parking d’une entreprise si les consommateurs travaillent au même endroit. Vous pouvez même envisager la distribution dans une biocoop : l’AMAP ne fournissant pas tous les produits, les consommateurs finiront leurs courses dans le magasin.
Demandez aux membres du groupe s’ils ne connaissent pas un endroit adéquat, et renseignez-vous également auprès de vos services municipaux.
Quelque soit le lieu choisi, il devra y avoir suffisamment de place pour parquer les voitures et ne pas déranger les voisins.

Le jour et l’heure

Choisissez le jour et l’heure de distribution en fonction des disponibilités du plus grand nombre.
En général, les distributions s’effectuent la semaine vers 18-19h, et durent 1 à 2h, afin de permettre aux consommateurs de venir prendre leur panier avant de rentrer chez eux.
(pensez qu’en hiver, avec la nuit tombant à 17h, vous n’aurez plus vraiment envie de ressortir une fois chez vous)

Le déroulement

A chaque distribution, les consommateurs sont présents à tour de rôle afin de prendre en charge les produits dès l’arrivée du producteur.
Ils installent les cagettes les unes à la suite des autres, et affichent sur un panneau le contenu du panier de la semaine (de préférence dans l’ordre de disposition des cagettes).
Quand la distribution commence, un consommateur accueille les autres à l’entrée en leur faisant signer la feuille de présence (2 raisons : éviter que des consommateurs n’appartenant pas à l’AMAP en profitent pour faire leurs courses gratuitement, et prendre des nouvelles des consommateurs ne s’étant pas présentés) ; en leur remettant le bulletin de liaison de la semaine.
Ensuite, chacun rempli son panier en suivant les indications affichées.
Qui contrôle ? personne et tout le monde à la fois. L’AMAP fait appel à un comportement citoyen : vous êtes là pour partager les produits de manière à ce que chacun en ait suffisamment.
S’il reste des produits à la fin de la distribution, vous pouvez les partagez entre les bénévoles de la semaine ou les offrir à une association caritative.

En cas d’absence

Si des consommateurs ne se sont pas présentés à la distribution, le responsable de la semaine les contacte.
A vous de définir au départ que faire en cas de personne absente :

  • s’il s’agit d’un retard, vous pouvez l’attendre ou lui laisser son panier dans un lieu sûr ;
  • si la personne est injoignable, le panier de la semaine est perdu pour cette personne et son contenu est réparti entre les bénévoles de la semaine ou offert à un organisme humanitaire.

Pendant vos vacances, vous devrez trouver quelqu’un (un voisin, un membre de la famille, un collègue de travail…) pour venir chercher le panier à votre place, et donner le nom de cette personne au responsable distribution afin qu’il le note sur la feuille d’émargement.

Pensez à bien expliquer à cette personne le fonctionnement de la distribution !

Vous pouvez également proposer votre panier à un SEL.